La Côte de Beaune au grand jour

 

Casino de Santenay

23/03/2005

 

Monsieur le Président,

Messieurs les Conseillers Généraux,

Messieurs les Maires et Présidents des Syndicats Viticoles,

Mesdames, Messieurs,

Le Salon des Ducs du Casino de Santenay est, certes, plus habitué à accueillir les vernissages des expositions de peinture, les soirées musicales et poétiques ou les défilés de mode que les « soirées dédicaces » pour un ouvrage technique.

Mais, sans doute, l’appartenance du Directeur de ces lieux, à la Confrèrie des Grumeurs de Santenay n’est-elle pas étrangère à cette promotion pour la Bourgogne vineuse et touristique.

Je voudrais, en votre nom à tous, vivement remercier la Direction du Casino de Santenay et tout particulièrement Madame Edith GUYOT pour l’accueil généreux que vous nous  réservez aujourd’hui.

Et me voici chargé, ce soir de vous révéler « au grand jour », l’auteur de cet ouvrage.Vous m’avez demandé de le faire avec simplicité.Mais êtes-vous quelqu’un d’aussi…simple ? QUI se cache donc derrière l’énigmatique … C. FROMONT. Une « petite Parisienne » qui posséda, sans doute un ancêtre vigneron du côté du Sud de la Provence ; mais dont les parents sont spécialistes du tourisme et des agences de voyages. Les pays lointains vous font rêver, vous étudiez les langues ; l’Amérique latine vous attire, vous parlez espagnol. Vous devenez guide-interprète, animatrice de radio. A cette époque, Corinne devient Charlotte !

Et puis, un jour, au hasard de vos rencontres, vous croisez : un verre de vin. Quelle révélation ! D’expériences en expériences se dégage une certitude : Vous aimez tous les vins ; sauf ceux qui sont trop boisés et les Pinots quand ils sont noirs comme de l’encre ! Mais, pour vous, une passion même dévorante doit se construire sur des bases solides et techniques. Vous vous inscrivez en formation au C.F.P.P.A. de Beaune, c’est là que nos chemins se croisèrent, il y a déjà 13 ans.

Après la technique vint la pratique et vous faites vos premiers pas dans un Domaine réputé de la Côte de Nuits, sous les ordres d’un chef de culture exigeant, devenu aujourd’hui le très médiatique régisseur des Hospices de Beaune.

Vous reprenez vos activités touristiques, mais la vigne et le vin restent bien le fil conducteur de votre expérience professionnelle.

 

         Et si les vicissitudes de la vie, vous font connaître des jours de tristesse et de doute, en parfaite oenophile, vous prenez la vie du bon coteau !

Vous arpentez les sentiers de nos crus, vous photographiez nos murets cisterciens, les portes de nos clos ; vous cherchez à comprendre cette mystérieuse Bourgogne – et finalement, vous la trouvez très simple : il suffit de bien l’expliquer.

         Vos notes, destinées à vos clients, deviendront les livres que nous connaissons aujourd’hui.

 

         Votre coté « artiste », faussement naïf et inconscient, vous permis d’entreprendre ce travail de bénédictin qui vous cloua des jours et des nuits devant l’écran de votre ordinateur. Mais votre «  patience d’archéologue » vous  permis d’aller courageusement jusqu’au bout. Et ce livre dont tout  le monde rêvait, vous nous l’offrez aujourd’hui.

 

         Au même titre que le LAVALLE où l’AUBERTIN, témoin de leur époque, le FROMONT est aujourd’hui La Référence, incontestée et incontestable.

 

         Au nom de tous les professionnels soyez-en vivement remerciée.          

 

Enfin, je terminerai ce propos en vous rappelant une phrase que vous avez prononcée, un jour, sur les ondes de Radio Bourgogne.

 

Une phrase qui exprime, dans sa concision, votre passion du vin et votre sens de l’accueil ; une phrase qu’aucun Ministre français de la Santé n’oserait prononcer, mais qui fera grand plaisir aux vignerons :

 

« Partager  un verre de vin, c’est déjà un acte d’amour. »

 

(Bernard Chapelle)

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